Dans nos villages, la culture viticole a été longtemps le fer de lance de l’activité agricole. Ne l’oublions pas, nous sommes à la pointe Sud-ouest du vignoble AOC du Cahors.
Les fermes du plateau, étaient réparties sur tout le territoire de la commune.
On trouvait également de la production laitière, de la culture de céréales, de tabac, et la plupart des fermes possédaient un potager et une basse-cour.
Malheureusement l’année 2024 a apporté son lot de grêle, de gels tardifs, et petit a petit des hectares de vigne sont arrachés et transformés en jachère.
La terre est mise au repos. D’ici quelques années, peut-être sera-t-elle replantée d’arbres résistants au réchauffement climatique, ou resemée…
Notre paysage change…
Dès le mois de mars, surviennent les premières belles journées, durant lesquelles la température s’adoucit.
On apprécie les jours qui rallongent, les levers de soleil rougeoyant et les fins de journées plus étirées.
Dans les prés, pâquerettes, pissenlits, jonquilles sauvages préparent le terrain pour les orchidées sauvages, que la tondeuse évite soigneusement.
Autour de la piscine, plusieurs variétés d’iris ouvrent leurs délicates fleurs dès avril et les lavandins lancent leur longues tiges vers le ciel, préparant leur floraison de juin.
Les massifs à inspiration très méditerranéenne supportent vaillamment les grosses chaleurs de l’été. Thym, thym citronné, romarin décorent le pourtour de la maison et se retrouvent régulièrement dans les plats préparés tout au long de l’année.
Côté faune, le pourtour de la maison n’est pas en reste.
Les bourdons et abeilles s’attellent à la tache de récolter le pollen des fleurs alentours, tandis que les senteurs de chèvrefeuille et de tilleuls embaument l’air du matin.
Selon la saison, il n’est pas rare d’apercevoir un ou plusieurs chevreuils, un lièvre ou une famille de perdreaux.
La nature se montre aux promeneurs silencieux et discrets…
Quant aux oiseaux, un récent recensement a mis en évidence la présence des mésanges de toute sorte, de moineaux de bouvier, de grive musicienne, de sittelle torche-pot, de pic épeiche ou de merles. Quelques palombes se sont sédentarisées et roucoulent de concert avec les tourterelles.
Toute l’année, la promenade autour du village propose un magnifique concert de chants qui se succèdent ou se répondent.
Bien sûr, les pies, corneilles, les buses, éperviers ou faucons crécerelles scrutent les champs fraichement labourés ou moissonnés.
Et il n’est pas rare d’apercevoir une chauve-souris survolant la piscine ou quelques hirondelles affleurant la surface de l’eau en volant pour se désaltérer.
Dans les bois, les chemins, arborés et caillouteux, sinuent entre les arbres et les buissons.
Parfois, une « garriote » de pierres sèches s’offre au regard, abandonnée, souvent en ruine. Cet abri, que les bergers bâtissaient avec les pierres dégagées des champs alentours, est un témoignage de l’histoire rurale de la région.
En vous promenant, vous apercevrez également des vestiges de murets de pierres sèches. Ces murets délimitaient des parcelles.
Autrefois, beaucoup de parcelles de nos bois actuels étaient cultivés ou servaient de pâturages aux brebis.
Les arbres sont venus plus tard, après l’abandon de ces terres pierreuses et pauvres, après l’exode rural de la période de reconstruction de l’après-guerre, lorsqu’il fallait rebâtir les villes et qu’on rêvait d’une vie meilleure à la ville.